January 3, 2012
L'Echo
Thomson Reuters, la fusion ratée
Thomson Reuters, la fusion rate Quatre ans après leur fusion, les deux acteurs de l’info financière n’ont pas su marier leurs différences. Bloomberg s’apprête à en cueillir les fruits
« Ledébut dela fin desturbulences ». C’est par cette expression que Jim Smith, le nouveau directeur général de Thomson Reuters, vient d’inaugurer sa prisede fonction. Le leader mondial de l’information financière, don’t l’actionnaire majoritaire est Woodbridge (55 %), a complètement bouleversé son top management.
Bye bye
TomGlocer, l’artisan de la relance de l’agence britannique Reuters
dans les années2000, mais qui n’apas su gérer la fusion avec
l’Américain Thomson, fin 2007, qui avait porté sur 8,7milliards de
livres.
« Le départ de Tom Glocer marque probablement la fin d’une culture,
celle de Reuters », explique à L’Echo Douglas B. Taylor, qui a
travaillé quinze ans pour l’agence, avant de passer chez Thomson,
puis de fonder sa proper société de conseil, Burton-Taylor, basée en
Floride.
«L’une des raisons des difficulties apparues depuis la fusion, c’est
la profonde différence de culture entre les deux groupes. Même
si fondamental ement, ils sont bien assortis, l’un absorbant les
faiblesses de l’autre et lui donnant les forces qu’il n’apas.
Reuters avait un esprit entrepreneurial, tourné vers la prise de
décision rapide, alors que Thomson tend plutôt à contrôler à l’excès
les comportements, à adopter des positions beaucoup plus lentes,
prudentes. »
Le choc des méthodes a fait de Thomson Reuters une grande machine
rigide dépourvue du dynamisme nécessaire à lasatisfaction d’un
marché de 24 milliards de dollars, volatil et très ouvert aux
nouvelles technologies. Témoin de cette lourdeur : la
plateforme Eikon. Principal projet du rassemblement
Thomson+Reuters, celle-ci s’est avérée un échec cuisant, puisque
seulement 8,000 clients (sur400,000) l’ont achetée. C’est
d’autant plus dommageable que ce produit concerne la division
Marchés du groupe, qui compte pour plus de la moitié du chiffre
d’affaires, et qui n’a progressé que de 1 % sur un an (contre
10%pour la division information professionnelle).
EIKON, TALOND’ACHILLE
Eikon rassemblait les meilleurs produits, techniques et services du
groupe sur une même plateforme, et ce qui devait constituer son
principal atout a été son talon d’Achille.
« La complexité de la mise en oeuvre du projet a mené au report de
la date de livraison prévue, poursuit Douglas B. Taylor. Les
clients l’ont su et ont malgré tout attendu qu’Eikon soit prêt.
Mais au final, il avait été allege d’une partie des produits prévus,
ce qui en a fait un produit de basse valeur. L’échec du projet Eikon
a été le troisième élément des difficulties de Thomson Reuters ces
dernières années, avec le ralentissement économique et la complexité
du processus de fusion. »
Résultat, Thomson Reuters a perdu sa position de nette domination,
acquise après la fusion de l’automne2007, etsera probablement
dépassé par Bloomberg en 2012. La part de marché de Thomson
Reuters est tombée en quatre ans de 36,1à31,4%, alors que dans le
même temps Bloomberg grimpait de 25,9à30,8%.
Selon Douglas B. Taylor, lerival américain a su « fidéliser ses
clients, tout en récupérant plus de nouveaux arrivants sur le marché
que son rival. » La division Marchés de Bloomberg compte 100,000
abonnés de moins que Thomson Reuters (300,000), mais en ajoute
15,000 chaqueannée, à 20,000dollars par an.
Selon Claudio Aspesi, de Bernstein Research, à Londres, « les
investisseurs attendant maintenant du nouveau directeur general Jim
Smith qu’il mette en oeuvre une stratégie claire pour contrer
Bloomberg.
RÉCIT Johann Harscoët, à Londres
Latest Burton-Taylor News
May 12, 2013
The Financial Times
Bloomberg scrambles to reassure users
In Michael Bloomberg’s autobiography,
written before the Bloomberg founder became mayor of New York, he
recalled pitching the idea of adding news to his financial data
terminals to Matt Winkler, the man who ended up running Bloomberg News.
Mr Winkler replied by asking how Bloomberg would react if the newswire
found out that the chairman of its biggest client had run off to Rio de
Janeiro with $5m from the company coffers and and the company called up
to kill the story?.
Full Story
This story, as well as all Burton-Taylor news may be accessed through the Press Room link below.
Latest
Burton-Taylor Research
April 10, 2013
Public Relations Information & Software Global
Share & Segment Sizing 2013
Burton-Taylor delivers a comprehensive, 88 page analysis of public relations information & software supplier share, demand segmentation, vendor demographics and survey results of key user expectations. The analysis is sufficiently detailed as to allow public relations information & software providers or industry analysts to clearly understand competitive positioning currently, historically, globally, regionally and within individual demand segments and to enable public relations information & software users to make better informed, more confident and more appropriate purchase decisions which could result in greater profitability.
This report, as well as all Burton-Taylor free or for purchase research, may be requested through the All Research link below.
